samedi 27 juin 2009

Side story n°5: "Une rose dans l'océan"

Le retour de Chrysos!

Il avait inauguré la série, il revient avec un nouveau récit, mettant en scène Thétis... et un personnage que vous n'avez pas vu dans UDC, mais qui aurait sans aucun doute pu y trouver une petite place.

Et lorsqu'on connaît le goût de Chrysos pour les références les plus diverses, et les clins d'oeil détournés au manga et à l'anime... il suffit de lire le titre de cette nouvelle histoire pour avoir une petite idée de l'identité du "personnage mystère".

Je vous souhaite une excellente lecture.

lundi 22 juin 2009

Chez les autres

Je profite du fait que Snaritt rejoint à son tour la communauté Blogger des fanfickeurs avec son phylactère, pour mettre à jour ma liste de liens, et vous faire part de ceux qui ont été rajoutés au cours de ces derniers mois, à savoir:

"Antarès", le site créé par Scorpio-no-Caro qui regroupe ses écrits et ceux de certains autres auteurs, mais aussi aborde différentes thématiques propres à Saint Seiya, et enfin constitue une base de données intéressantes en terme d'images et d'AMV. Yaoiphobes s'abstenir.

"Les âges mythologiques" , le site de Ludo(xandros), dédié à sa fanfiction du même nom, qui narre ce qui deviendra par la suite les chevaliers d'Athéna et de divers autres panthéons. Soutenu par la culture assez impressionnante de l'auteur sur l'antiquité, le récit s'inscrit résolument dans une thématique et une narration "héroïc-fantasy". J'avais commencé à la lire, mais faute de temps, j'ai dû arrêter. Ceci dit, il est prévu que je me replonge dedans quand j'aurai achevé UDC.

"La bibliothèque d'Athènes" de Coronis, bien connue pour ses traductions réussies de fanfictions en langue étrangère, et aussi pour ses précieux services de bêta-lecture. Elle y fait partager ses traductions, mais aussi certaines de ses lectures.

vendredi 19 juin 2009

Side story n°4 : “Confusion et infiltration”

Voici la quatrième side-story d’UDC, rédigée cette fois par Iris ,l’auteur de la fanfiction “Etoiles & Chaos”.
Cela m’a beaucoup touchée lorsqu’elle a accepté de se prêter à l’exercice, parce que c’est une personne que j’apprécie énormément, tant du point de vue personnel – pour ce que le net nous laisse entrevoir les uns des autres – et du point de vue écriture. Son récit, fraîchement terminé, est un véritable ovni dans le fandom, et c’est ce qui en fait toute la force, en sus d’une très belle maîtrise du français et du style. Lorsqu’on lit “Etoiles & Chaos”, on ne l’oublie pas, parce qu’elle marque durablement le lecteur, tant cette histoire est à part.

Là encore, elle surprend en choisissant un personnage secondaire qui n’apparaît que dans le chapitre 1 d’UDC, à savoir Elena, la jeune apprentie qui décède sous les yeux de Saga et Aiolia. Avec cette jeune fille, a priori insignifiante dans le continuum d’UDC, elle a réussi à apporter une pierre non négligeable à l’univers de la fic, en l’utilisant pour éclaircir un point demeuré en suspend tout au long du récit, à savoir comment, concrètement, les gardiens prennent possession des corps humains.

Son approche est très pertinente ; je n’avais jamais vraiment réfléchi à la façon dont les gardiens agissaient dans UDC et ma foi, l’explication qu’elle avance tient la route et s’intègre bien dans l’état d’esprit général de l’histoire.

Comme elle l’indique dans sa note, elle s’est inspirée d’un ouvrage de Graham Masterton, “Les guerriers de la nuit”. Je ne connaissais pas, c’est peut-être l’occasion de s’y mettre !

Bonne lecture à tous.

samedi 13 juin 2009

Side-story n°3 : « Exil »

Achille est l’auteur de cette troisième side-story, qui se déroule quinze ans avant le début d’UDC, et traite de la prise de pouvoir de Saga, vue par les yeux de Kanon. Disons que si j’avais dû faire une liste des préquelles les plus pertinentes à rédiger concernant UDC, ce sujet aurait été dans le top 3 des thèmes à traiter.

Et comme il a décidé de s’y atteler, ça me fait toujours ça de moins à écrire !

Achille, c’est le fidèle parmi les fidèles, et il suit UDC depuis le tout début. Il a aussi été d’une aide précieuse pour tout ce qui concerne les aspects médicaux de la fic (dans la première partie tout d’abord, avec la maladie de Saga, dans la seconde aussi, notamment par rapport à Marine), sans oublier que certains de ses commentaires ont fait germer des idées dont je n’aurais jamais imaginé qu’elles me permettraient de mettre en avant et d’apprécier – plus que de raison pour un cas en particulier – certains personnages.

Je vous souhaite une bonne lecture et vous informe que la prochaine side-story, c’est pour samedi prochain.

lundi 1 juin 2009

[Nathan Dothrakis] Père raté ?

Attention : ce billet est à haute teneur de spoil, si vous n’avez pas lu UDC en entier. Vous êtes prévenus.


(Illustration de Max, dont vous pouvez retrouver les travaux sur sa galerie Deviant Art et sur son blog)

Alors avant toute chose, le nom de famille de ce personnage (tout comme pour Moïra et Rachel) a été emprunté à l’univers du Trône de Fer de Georges RR Martin. Des fois que ça dirait vaguement quelque chose à l’un ou l’une d’entre vous.

Nathan est né le 2 janvier 1937 à Athènes, et a donc 66 ans au moment où débute UDC. Il est le fruit unique de l’union de Moïra Dothrakis avec un chevalier d’or, un père qu’il ne connaîtra pas puisqu’il n’a qu’un an lorsque celui-ci décède lors de la précédente ouverture des Portes.

Il grandit au Sanctuaire aux côtés d’Andréas Antinaïkos – de six mois son aîné - élevé à la fois par sa mère et par Shion, seul chevalier d’or rescapé, dans une période de relative accalmie, une fois la deuxième guerre mondiale terminée. Sa filiation l’attache solidement au Sanctuaire et une fois l’âge de raison atteint, il participe à son administration, en collaboration avec Shion et Andréas.

Il épouse une grecque, issue du creuset du Sanctuaire, alors qu’il a déjà trente ans passés. Et pour cause : l’héritier Dothrakis est un coureur invétéré de jupons. Cette attitude, qui lui vaut quelques piques ironiques teintées de mépris de la part de son ami d’enfance Andréas, ne témoigne cependant pas d’une quelconque méchanceté, ou d’un vice malsain. Nathan est tout simplement enclin à s’enticher rapidement, et à se lasser de ses conquêtes tout aussi rapidement, des conquêtes qu’il tente tant bien que mal – le plus souvent avec une maladresse notoire – de ne pas faire souffrir. Son inconstance lui vaut nombre de gifles et autres claquements de portes à la figure, mais ces quelques retours de bâton ne suffisent pas à assagir son comportement. Cette attitude folâtre déteint également sur son appréhension de l’importance de son titre d’héritier, au grand désespoir de sa mère, qui ne sait comment lui inculquer le sens des responsabilités. Elle s’efforcera de lui enseigner tout ce qu’il doit savoir sur la lignée Dothrakis, mais hormis une maîtrise parfaite du septième sens et de la puissance associée à sa famille, il se désintéresse rapidement de l’histoire de ses prédécesseurs.

Non, le mariage n’aura pas calmé ses velléités amoureuses, et en 1970 naît de l’une de ses liaisons avec une russe, un enfant illégitime prénommé Dimitri, qu’il reniera sur les conseils de Shion, même s’il contribuera à distance à son éducation. La même année, son épouse donne naissance à Rachel, alors désignée comme unique héritière du titre. Sans le savoir, Nathan a déclenché, par cet énième erreur de jugement, une cascade d’événements qui contribueront à un changement radical de comportement de sa part… mais sans doute un peu trop tard.

Lorsque Shion lui demande de disparaître et de faire croire à son décès, il hésite, naturellement. Rachel n’est encore qu’une adolescente et, en dépit de ses absences répétées du Sanctuaire, il voue à sa fille une véritable adoration. Cependant, devant l’invocation de l’intérêt général du Sanctuaire, et l’insistance du Pope, il finit par s’incliner. La naissance de Dimitri, les relations conflictuelles entretenues avec la mère de celui-ci, et la santé mentale vacillante de son épouse ont notablement entamé le potentiel d’insouciance de celui qui est sur le point d’avoir cinquante ans. Et sans avoir tout à fait conscience, il sent déjà que le chemin qu’il s’apprête à emprunter risque d’être autrement plus difficile à négocier que celui qu’il a suivi jusque là. Il va faire ce qu’il considèrera dix-sept ans plus tard comme une terrible erreur.
C’est donc avec toute l’impuissance du monde qu’il assiste de loin à la tragédie qui frappe sa fille de plein fouet, sans être en mesure d’intervenir. Dimitri est la cause de ce drame, et lui est la cause de Dimitri. Il n’a rien pu faire – il n’a rien fait – pour éviter ça. Bien sûr, Nathan n’est pas le seul fautif ; il n’a fait qu’obéir aux ordres de Shion.

Lorsqu’il comprendra, plus tard, qu’il a été manipulé, il ne se cache pas à lui-même une certaine part de soulagement – réminiscence de sa lâcheté passée. Peut-être n’aurait-il rien pu empêcher finalement… mais cela, nul ne le saura jamais. Le passé tant ce qu’il est, son retour ayant été orchestré dans un objectif qui n’est pas en adéquation avec la réalité, deux nouvelles routes s’ouvrent devant lui : s’effacer de ce monde qui n’est plus le sien et qui lui jette ses fautes à la figure, ou prendre ses responsabilités, pour la première fois de son existence.

Il choisira la seconde voie, même si la première bientôt, la rejoint. Mais lorsqu’il part, c’est en vrai Dothrakis, le Nathan du passé n’étant plus qu’un souvenir.