samedi 14 février 2009

Mise au point technique

Hors UDC, mais en rapport avec le blog : l’adresse du serveur (dont quelques mégas me sont aimablement prêtés par Hiei) où sont hébergées la partie I d’UDC ainsi que certaines images montrées sur ce blog – dont la bannière – a changé.

Je viens de procéder à un certain nombre de modifications, mais il est fort possible que j’en aie oubliées au passage, n’hésitez pas à les signaler.

Par ailleurs, j’en ai profité pour rectifier l’adresse du site Dust 401, qui avait été modifiée entre temps, et corriger/rajouter quelques liens vers les sites et blogs des uns et des autres.

Enfin… je ne sais pas pour vous, autres utilisateurs de Blogger, mais en ce qui me concerne, depuis que je suis passée à Firefox 3.0, c’est la galère, à tel point que j’ai été obligée de revenir sous IE7, en vue de faire les mises à jour. A noter en outre un souci important de redimensionnement de certaines images par Blogger, opération qu’il semblerait à présent nécessaire de faire avant toute mise en ligne.

Bref, ne vous étonnez pas si, au détour de certains billets, vous vous retrouvez avec des images tronquées à droite. Je n’ai pas encore résolu le mystère de ce bug (et en même temps… flemme quand tu nous tiens !)

dimanche 8 février 2009

UDC: Delais et programme

Comme vous l’aurez remarqué, UDC36 se fait attendre, depuis bientôt cinq mois. Je sais, je ne vous ai jamais fait lanterner aussi longtemps et j’en suis désolée. A cela, deux raisons principales.

La première est un emploi du temps chargé IRL, tant du point de vue professionnel que du point de vue personnel. Mon temps libre disponible réservé à l’écriture s’est réduit comme peau de chagrin au fil des mois, et parvenir à soutirer une demi-journée dans une semaine relève de l’exploit.

La seconde, qui vous intéressera un peu plus (du moins je l’espère) est qu’en tablant sur UDC36 dans le délai habituel, j’ai fait preuve d’un enthousiasme débordant de naïveté. J’escomptais très sincèrement boucler UDC en trente pages, allez, quarante au maximum, plus un épilogue.

Grossière erreur.

En effet, en dépit du peu de temps disponible, j’ai tout de même pas mal avancé. A tel point qu’aujourd’hui, on ne doit pas être très loin des quatre-vingts pages (ce qui finalement, d’un point de vue rentabilité, est plutôt respectable, sachant qu’il me faut habituellement trois mois pour rédiger trente pages : faites le calcul !). Sans l’épilogue. A vrai dire, je me suis rendue compte assez vite que je ne tiendrai jamais les délais : pas lorsqu’au bout de vingt pages, j’ai réalisé avec horreur que je n’avais pas raconté le tiers de la fin de l’histoire.

De fait, j’ai donc décidé unilatéralement avec moi-même d’aller au bout du récit, avant de faire la moindre mise en ligne. Question tout d’abord de relever un défi personnel, mais aussi d’assurer la cohérence - pas évident – et de ne rien oublier.

Rassurez-vous : j’ai presque terminé. Je pense qu’avec une quinzaine de pages supplémentaires – peut-être moins ? – j’aurais bouclé le récit. Il restera l’épilogue qui lui, est bien le seul élément à être d’une limpidité rare dans ma cervelle.

Le programme est donc le suivant :

  • Je termine UDC36.
  • Je le réorganise, l’amende, et y intègre les ellipses qui manquent encore.
  • Je l’envoie aux bêta-lecteurs… et cours me cacher très loin pour ne pas risquer de me faire assassiner par l’un d’entre eux.
  • Je découpe le bestiau en quatre tranches d’épaisseur moyenne (vingt à vingt cinq pages, ça vous ira ?).
  • Mise en ligne par sous-parties, le tout à la semaine (ou toutes les deux semaines. On verra).

On va tabler pour le mois de mars. Début, milieu ou fin, je n’en sais rien. Et puis ce sera l’épilogue.

Et ce sera terminé.

vendredi 6 février 2009

Bilan 2008

Avec beaucoup de retard... voici venir les flops et les tops 2008 (si, si, dans cet ordre) du petit monde de Saint Seiya, bilan tout aussi subjectif que celui de l’année dernière, vous êtes prévenus.

Avant toute chose, force est de constater que 2008, d’un point de vue général, a vu la poursuite et la concrétisation de ce qui avait déjà été initié en 2007 et au final, peu de réelles nouveautés sont à mettre au crédit de l’année écoulée.

Nota : ce billet est censé concerner uniquement l’activité 2008, néanmoins, je n’ai pas pu passer à côté des étincelles kurumadiennes d’espérance qui se sont subitement mises à scintiller il y a quelques jours…

Les flops.

Grand vainqueur toutes catégories de l’année 2008, je désigne la TOEI avec l’adaptation en six OAV de la dernière partie du manga de Masami Kurumada, à savoir “Elysion”. La séance de torture est enfin terminée… et il était temps.
En dépit d’une amélioration notable par rapport à la pathétique adaptation du Meikai en 2007 – design plus homogène et qualité esthétique améliorée notamment – Elysion ne convainc pas, une fois encore.



Mise en scène minimaliste, animation absente, rythme proche du zéro absolu, ce ne sont pas les quelques plans réussis (bien que fixes – je pense à Hadès somme toute une plutôt bonne surprise) qui parviennent à sauver la lente agonie du Saint Seiya originel en anime. Tout au plus on en retiendra la fin du dernier OAV qui distille l’émotion nécessaire, mais bien trop absente du reste, considéré dans sa globalité.
En somme un livre d’images coloriées dont seule votre dextérité à tourner les pages saura vous donner l’illusion de visualiser un anime.

Talonnant – de près – la TOEI, Kurumada et son… hum… Next Dimension. Déjà présent au palmarès des ratages 2007, le père de Saint Seiya persiste et signe la poursuite de cet omni (objet manga non identifié) qui aura laissé perplexes même les plus puristes des fans. Laideur du trait, colorisation psychédélique, non sens absolu… bref, une vaste fumisterie qui aura au moins eu le mérite de provoquer quelques parties de franche poilade, bien que trop rares, le sieur Kurumada s’étant contenté d’une unique chapitre – le 12 – pour l’année 2008.
Cela dit, les dernières planches entraperçues sur le blog du sieur Kurumada et dont on ne sait toujours pas clairement ce qu’elles sont censées représenter sont de meilleur aloi que les dernières productions du “maître”. Esthétiquement parlant s’entend.



Parce que s’il faut ajouter foi aux rumeurs de plus en plus persistantes relatives à la réécriture du Tenkai made by Masami, lesquelles rumeurs seraient à relier avec ces fameuses planches, préparez l’aspirine. Il semblerait – ce n’est pas encore tout à fait clair dans ma tête – que Kurumada souhaite utiliser Next Dimension tel un tremplin en vue de raccorder ladite préquelle (qui se déroule au 18ème siècle) avec son Tenkai à lui (20ème siècle). Comment, ça reste un mystère. A noter la sortie du tome 1 de “Next Dimension” en février 2009 au Japon.

De moindre envergure que les deux précédents, puisque étant limité à l’hexagone, le dernier flop de l’année concerne la sortie en octobre 2008 du coffret collector DVD des treize épisodes du Junikyu-hen, doté de la version originale sous-titrée. Vous me direz, il était temps qu’il sorte celui-là…


Et si, malgré un magnifique faux-départ comme seul AB productions peut les réussir avec un packaging initial joyeusement raté, la parution de ce coffret répond aux demandes des fans, il n’en demeure pas moins en total opposition avec le marché actuel de l’animation japonaise.



Pourquoi, mais pourquoi avoir conservé en guise de sous-titres l’adaptation VF qui a beaucoup fait rire dans les chaumières, au lieu de fournir une vraie traduction de qualité ? Ce n’est pourtant pas faute de la part des fans d’avoir exprimé leur mécontentement lors de la première diffusion de la VF sur NT1 à l’automne 2006. Ce n’est pas tant la traduction elle-même qui a été remise en cause d’ailleurs, que la qualité de l’adaptation, trop lourde et alambiquée. Deux ans plus tard, AB n’a pas été capable de rectifier le tir et c’est franchement dommage.


Les tops.

La bonne santé des préquelles manga, tant au Japon qu’en France, n’est plus à démontrer. “L’épisode G” de Megumu Okada et et “The lost canvas” de Shiori Teshirogi continuent à être prépubliés au Japon et les sorties en tomes reliés s’enchaînent à un rythme régulier.





A fin décembre 2008, G comptait quinze tomes à son actif et TLC onze, ce dernier point consolidant le succès déjà pressenti en 2007 pour cette mangaka dont le fangirlisme a été définitivement acté au cours de l’année dernière (ce qui, d’un point de vue purement personnel, n’est pas pour me déplaire, mais ça, vous vous en doutiez).

Un top en entraînant un autre, 2008 a vu aussi l’acquisition de la licence de TLC par l’éditeur français Kurokawa et dans la foulée, l’édition des trois premiers tomes sous nos latitudes. Une édition de belle facture, traduction solide, erreurs d’impression quasi absentes. Le succès s’est par ailleurs montré au rendez-vous avec un tirage du tome 3 à 40 000 exemplaires, ce qui est plutôt pas mal pour notre marché français.
Le seul bémol concerne le rythme de parution, a priori parti pour se stabiliser aux alentours de un tome par trimestre, le prochain étant prévu pour février 2009.

Autre bonne nouvelle, celle de l’annonce de l’adaptation de TLC en OAV par TMS Entertainement. Sans doute la meilleure chose qui pouvait arriver à Saint Seiya, en terme de nouvelle voie à explorer.


En effet. Le style de Teshirogi, efficace, clair, détaillé tout en étant parfaitement lisible a juste ce qu’il faut de modernisme et de passe-partout pour plaire à la majorité. Certes, on pourra lui reprocher, peut-être à raison, de ne guère se démarquer par rapport à toute une flopée de mangaka divers et variés mais au final, la dame assume et se montre suffisamment à l’aise (et non à "l'air"...) avec son propre style pour que cela convienne, esthétiquement parlant, au plus grand nombre.
Et au final, c’est bien ce qu’on lui demande d’autant plus que de ce fait, l’adaptation en anime se pose, pour l’heure, dans un genre résolument moderne au niveau du design. Il est donc raisonnable d’envisager, dès aujourd’hui, que la licence Saint Seiya est susceptible de drainer à court terme un nouveau public, plus jeune mais tout aussi enthousiaste, et par la même, le renouvellement de l’ancienne garde qui, bon gré, mal gré, commence passablement à s’essouffler.


“Et le fandom dans tout ça” me direz-vous ? Il se maintient, même si, par rapport à 2007, son dynamisme est moindre, indubitablement.
Nombre de projets amorcés n’ont pas encore vu leur concrétisation définitive (dans les cas où des nouvelles filtrent, ce qui n’est pas l’apanage de tous), ou ont été abandonnés.

Niveau fanartisme, guère de nouveaux artistes à se mettre sous la dent, sauf SpaceWeaver qui, non content de maîtriser le style Araki, parvient également à s’en détacher assez pour produire des dessins d’excellente facture et originaux, bien qu’estampillés “Saint Seiya Spirit”.

Côté fanfiction, on notera en ces temps de crise l’excellent tenue de la valeur “humour”, comme en témoigne le succès époustouflant de certaines fics - “Vacances improvisées” de Millenium d’argent qui, avec plus de 400 reviews à son actif, décroche le pompon 2008 – certes estampillées yaoi mais dotées d’une solide dose de délire propre à détendre les plus crispés.
Par ailleurs, les fics au long cours se poursuivent – avec un rythme cependant moins soutenu - même si les thèmes propres à Saint Seiya sont de moins en moins mis à l’honneur. Non, disons plutôt qu’ils trouvent plus difficilement leur public au milieu d’une production pléthorique essentiellement dédiée aux relations amoureuses plus ou moins… détaillées. Par ailleurs, il convient également de rappeler que l’essentiel des possibilités mythologiques, aussi diverses et variées soient-elles, a déjà été traité il y a de nombreuses années, ceci expliquant partiellement cela.

On retiendra tout de même quelques nouveaux auteurs dans le fandom en cette année 2008 avec notamment Alwaïd et sa Trilogie Gaïa dont j’ai déjà parlé il y a quelques temps, Millenium d’Argent et son style agréable et son sens de l’à-propos, Thalion et son “Hégémonie – Conquête ?” injustement méconnue mais qui par l’originalité de son approche, son style incisif et efficace et son don pour le retournement de situation mérite réellement qu’on s’y plonge (j’en ai déjà parlé, je sais, mais j’insiste), Niacy dont l’écriture délicate parvient à rendre avec un précision diabolique les atermoiements les plus complexes, Gaijin (autre grand succès 2008) dont l’imagination débridée et l’humour lui ont gagné nombre de lecteurs et enfin Aeter qui a osé rédiger une histoire entièrement basée sur les spectres et qui réussit par un tour de force inexplicables à nous les rendre attachants et le tout, en tout bien tout honneur.


En conclusion, une année 2008 certes marquée par ce qu’on pourrait appeler “le vent du renouveau” côté actualités Saint Seiya, mais entachée par un désintérêt larvé mais inexorable d’une certaine génération – la plus ancienne – qui tend à une uniformisation du fandom, et à un certain manque de renouvellement. Gageons que TLC saura, tant par le manga que par l’adaptation animée, générer de nouveaux axes de réflexion propres à stimuler les imaginations.