mardi 13 janvier 2009

Suite a reflexion...

... Je viens de trouver un écho qui me fait ouvrir grands les yeux devant sa réalité, sur le toujours très intéressant blog de La Feuille.

Des conseils évidents, mais ça fait plaisir de se rendre compte que, non, nous ne sommes pas seuls devant les tentations du web 2.0.

Je rajouterais volontiers que débrancher sa box est peut être radical... mais pourrait s'avérer utile. En absence d'auto-discipline. En fin de compte. En désespoir de cause.

Au secours.

(1 page = 20 minutes? Oui, mais avec plein de dialogues, hein. Et en casse 12. Au moins)

dimanche 4 janvier 2009

Reflexion

A gauche, le vide. A droite, le vide. En face, une dune de sable – fin, le sable, très fin – avec une pente plus que respectable et un sommet dont le niveau semble varier en fonction des moments. Un effet “mirage” ? Peut-être, mais toujours est-il que pour avancer, il faut la gravir cette dune, parce qu’elle est en plein milieu de la route et qu’il n’y a aucun – mais alors pas le moindre – moyen de la contourner.

Je le sais, j’ai essayé.

Rebrousser chemin n’est pas envisageable. Trop long, et trop hasardeux. Imaginez si je me perds ? Certes, je pourrais découvrir une voie dégagée de toute obstacle, une voie royale comme on dit, une véritable autoroute de l’écriture, avec un bitume tout neuf, de jolies glissières de sécurité, voire même une bande d’arrêt d’urgence pas trop dangereuse. Mais le risque est trop grand. Je me rappelle déjà plus des éléments du labyrinthe qui m’ont amenée devant cette foutue dune. Et j’ai oublié mon fil d’Ariane quelque part dans un chapitre lointain. Si tant est que je l’aie jamais eu, ce dont je doute de plus en plus.

Alors, je patauge. Je mouline ; un pas en avant, pénible, trois en arrière, et agripper le sable ne sert pas à grand-chose. Au moment où on croit en tenir ne serait-ce qu’une toute petite poignée, on ouvre la main et on se rend compte que les quelques grains qui y restent n’ont rien en commun les uns avec les autres. On en vient même à se demander comment ils ont bien pu arriver là.
Et ce sommet qui ne cesse de se dérober. On sait qu’on y parviendra, tôt ou tard, il le faudra bien ; mais il y a une peur qui rend les sables d’autant plus mouvants. Celle de découvrir que derrière cette dune, une autre se dresse, plus raide et plus haute encore. On la devine d’ailleurs, sans même encore être en mesure de l’entrevoir. Le découragement n’est plus très loin, lorsqu’on a le nez dans le sable.

On s’enlise et on s’épuise. On persiste pourtant, mais les pas – ou ce qui en tient lieu – sont de plus en plus hésitants, de plus en plus maladroits. Et le pire, c’est qu’on en a une conscience cruelle, la frustration gagne, l’énervement aussi.

On est seul sur la dune. Il n’y a personne pour vous entendre râler, pester, jurer qu’on ne vous y reprendra plus. Il n’y a personne non plus, pour vous aider, non pas que ce ne soit pas possible, mais parce que c’est un périple qu’on se doit d’accomplir seul. Le Vendée Globe de l’écriture. La muse est cassée ? Il faut réparer vite, sous peine de dériver et de ne jamais atteindre le but fixé. Un but qu’on est encore et toujours seul à poursuivre.

Le sommet, finalement, on le voit. On distingue enfin la ligne ténue mais bien réelle, qui signale “l’autre côté”. On a du sable plein les chaussettes, on a chaud, soif, mais quand on parvient en haut, qu’on se cale – dans un équilibre précaire – en face de l’horizon, la satisfaction est là. Entachée d’une certaine amertume parce que finalement, on a peut-être gravi la montagne trop vite et qu’on l’a faite accoucher d’un mulot insignifiant. Mais enfin. On n’est même pas surpris du relief qu’on distingue déjà dans le lointain.

Allons, il faudra recommencer.